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Calcul IMC

Indiquez votre taille et votre poids pour obtenir votre IMC, la catégorie de poids de l'OMS dans laquelle vous vous situez et la fourchette de poids normal pour votre taille. Le calcul IMC est l'outil de dépistage de la corpulence le plus simple qui soit, et aussi l'un des plus mal compris.

Tim de JongCo-founder of Scraler16 min de lecture
Taille
cm
Poids
kg
Body mass index
24,2kg/m2
Catégorie OMS
Poids normal
Fourchette saine à cette taille
53 à 72 kg

Cela se situe dans la fourchette de poids saine de l'OMS. L'IMC ne distingue pas la graisse du muscle, donc une personne mince et musclée peut se retrouver ici tout en ayant plus de graisse que ne le suggère ce chiffre.

BMI = 70,0 kg / (1,70 m)^2 = 24,2. Les catégories de l'OMS vont de moins de 18,5 à 40 et plus. Sources

Comment calculer son IMC, chez la femme comme chez l'homme

L'IMC se calcule en divisant votre poids en kilogrammes par le carré de votre taille en mètres. Un adulte de 70 kg mesurant 1,70 m obtient un IMC de 70 divisé par 1,70 au carré, soit 70 divisé par 2,89, ce qui donne 24,2.

La formule en mots

Prenez votre poids en kilogrammes. Divisez-le par votre taille en mètres. Divisez à nouveau le résultat par cette même taille en mètres. Une taille et un poids exprimés en unités impériales se convertissent d'abord en unités métriques, car la formule ne fonctionne qu'en kilogrammes et en mètres. Elle ne dépend ni du sexe ni de l'âge : le calcul de l'IMC est le même pour une femme et pour un homme.

L'IMC n'a aucune limite haute ni basse inscrite dans le calcul lui-même. Il décrit simplement le rapport entre le poids et le carré de la taille, d'où l'existence des catégories du tableau ci-dessous, qui transforment ce rapport brut en une étiquette claire.

Chiffres déclarés face à une mesure réelle

Comme presque tous les calculateurs d'IMC en ligne, cet outil reprend telle quelle la taille et le poids que vous saisissez, sans pouvoir les vérifier sur une balance ou une toise. Une revue systématique de Gorber et al. a montré que la taille et le poids déclarés par les personnes elles-mêmes s'écartent systématiquement d'une mesure directe : la taille est plutôt surestimée et le poids sous-estimé, une combinaison qui tire l'IMC déclaré vers le bas par rapport à l'IMC mesuré. Le sens et l'ampleur de cet écart varient selon la répartition du poids sur le corps et selon le sexe, si bien qu'aucune correction unique ne s'applique. En pratique, mieux vaut vous peser et vous mesurer aussi soigneusement que possible avant de saisir les chiffres, plutôt que de taper un chiffre retenu de mémoire ou arrondi : l'erreur ainsi introduite dépasse souvent l'écart entre deux catégories voisines de l'OMS.

Pourquoi l'IMC, et ce qu'il ne mesure pas

L'IMC est devenu le chiffre de dépistage standard parce qu'il ne demande qu'une balance et un mètre ruban, et parce qu'il est raisonnablement bien corrélé à la masse grasse à l'échelle de grandes populations. Il n'a jamais été conçu pour évaluer la composition corporelle d'un individu, seulement pour repérer un risque au niveau d'une population, de façon peu coûteuse et cohérente.

Un bref historique

La formule sous-jacente est plus ancienne que son usage en médecine moderne. Adolphe Quetelet, statisticien belge, a décrit le rapport entre le poids et le carré de la taille dans les années 1830, en étudiant la corpulence moyenne de la population, et pendant plus d'un siècle on l'a appelé l'indice de Quetelet. Le physiologiste Ancel Keys l'a rebaptisé indice de masse corporelle dans une publication de 1972 qui comparait plusieurs indices de poids à une masse grasse mesurée directement, et il l'a jugé le meilleur des outils simples disponibles à l'époque, ce qui explique que le nom et la formule soient restés.

Keys précisait explicitement que l'IMC était un outil de comparaison entre populations, et non un outil de diagnostic individuel. Cette mise en garde reste valable plus de 50 ans plus tard : la formule n'a pas changé, seule son application s'est élargie, des groupes entiers aux individus pris isolément.

Le rapport tour de taille sur taille

Il ajoute une mesure supplémentaire, votre tour de taille, et colle mieux à la graisse abdominale, celle qui est la plus liée au risque cardiovasculaire. Pour un second avis sur la même question, le calculateur de rapport tour de taille sur taille est l'étape suivante.

Le pourcentage de masse grasse

Mesuré par plis cutanés, par scanner ou avec la méthode Navy, le pourcentage de masse grasse répond à la question que l'IMC ne peut pas trancher : quelle part de votre poids est de la graisse et quelle part est du muscle. Il demande plus d'efforts à mesurer, mais c'est le meilleur chiffre pour qui s'entraîne sérieusement.

La masse maigre

Le calculateur de masse maigre va un cran plus loin et indique quelle part de votre poids n'est pas de la graisse : muscles, os, organes et eau réunis. C'est un bon complément à l'IMC pour toute personne dont la catégorie d'IMC ne correspond ni à son apparence ni à ses performances réelles, car il isole ce que l'IMC ne voit pas.

Aucune de ces alternatives ne remplace l'IMC comme dépistage rapide et gratuit à l'échelle d'une population. Elles répondent à une question plus précise, à laquelle l'IMC n'a jamais été conçu pour répondre, et chacune demande plus de temps ou de matériel pour être mesurée correctement.

Tableau IMC : les catégories de poids de l'OMS

L'Organisation mondiale de la santé définit six catégories d'IMC pour les adultes. Elles valent pour la population adulte générale et ne sont ajustées ni pour l'âge, ni pour le sexe, ni pour l'origine ethnique, ni pour la masse musculaire : le même tableau sert donc aux femmes et aux hommes.

Tableau IMC : les catégories de l'OMS pour les adultes
IMCCatégorieCe que cela signifie
Moins de 18,5MaigreurRisque plus élevé de carences nutritionnelles et de faible densité osseuse
18,5 à 24,9Poids normalRisque moyen le plus faible dans la plupart des études de population
25,0 à 29,9SurpoidsRisque modérément accru, souvent la première tranche sur laquelle agir
30,0 à 34,9Obésité classe IRisque accru de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires
35,0 à 39,9Obésité classe IIRisque nettement accru, qui demande en général un suivi clinique
40,0 et plusObésité classe IIICatégorie à plus haut risque, parfois appelée obésité sévère

L'IMC prime : le même chiffre sous forme de ratio

L'IMC prime divise simplement votre IMC par 25, la limite haute de la plage normale : un IMC de 30 devient ainsi un IMC prime de 1,2, soit 20 % au-dessus du plafond du poids normal. Il présente exactement les mêmes limites que l'IMC lui-même, puisqu'il repose sur les deux mêmes mesures, mais certains cliniciens le trouvent plus parlant pour situer une personne au-dessus ou en dessous de la plage normale.

Il est surtout utile de connaître ce terme pour ne pas être dérouté si vous le croisez ailleurs. Ce calculateur affiche directement l'IMC standard et la catégorie de l'OMS, la version que presque tout le monde utilise réellement.

La limite honnête : l'IMC du sportif musclé

L'IMC ne peut pas distinguer le muscle de la graisse. Il ne compare que la masse totale à la taille : un joueur de rugby de 96 kg pour 178 cm avec 12 % de masse grasse et un adulte sédentaire de 96 kg pour 178 cm avec 30 % de masse grasse obtiennent exactement le même IMC de 30,3, techniquement obèse selon le tableau de l'OMS, alors que leur condition physique n'a rien à voir.

Ce n'est pas un cas isolé. Les athlètes de force, les joueurs de rugby et de football américain, et toute personne qui s'entraîne dur depuis des années, se retrouvent régulièrement classés en surpoids ou en obésité par l'IMC tout en affichant une masse grasse bien inférieure à la moyenne. Si vous faites partie de ce groupe, l'IMC ne vous apprend presque rien d'utile, et une mesure de la masse grasse compte bien davantage.

L'inverse se produit aussi. Une personne avec un IMC normal mais très peu de muscle, ce que l'on appelle parfois l'obésité à poids normal, peut présenter un pourcentage de masse grasse plus élevé que ne le laisse penser son IMC. Un IMC normal est une moyenne rassurante, pas une preuve en soi d'une bonne composition corporelle.

Si votre IMC semble décalé par rapport à votre apparence et à vos performances réelles, ne forcez pas la conclusion. Vérifiez directement votre masse grasse avec le calculateur de masse grasse Navy ou le calculateur de masse maigre.

Ce sont les sports de contact qui l'illustrent le mieux. Les joueurs de rugby et de football américain se retrouvent souvent dans les tranches surpoids ou obésité de l'IMC à cause de la masse musculaire et osseuse que leur sport sélectionne, et non à cause d'un excès de graisse. La formule ne se trompe pas dans son calcul : on lui pose simplement une question sur la masse grasse à laquelle elle n'a jamais été conçue pour répondre.

Comment utiliser votre IMC

À utiliser comme premier repère, pas comme un verdict

Considérez un IMC normal comme un bon signe, pas comme un certificat de bonne santé, et un IMC élevé comme une raison de regarder de plus près plutôt que comme un diagnostic. Le tour de taille, le niveau d'activité, votre forme et vos performances au quotidien comptent davantage.

Recoupez avec une estimation de la masse grasse

Associez votre IMC à un pourcentage de masse grasse dès que vous le pouvez. Si les deux chiffres concordent, vous pouvez vous y fier ; s'ils divergent, surtout si vous vous entraînez régulièrement, c'est en général l'IMC qu'il faut relativiser.

Suivez la tendance, pas une seule mesure

Une seule mesure d'IMC n'est qu'une photographie à un instant donné. Si vous cherchez à faire évoluer votre poids, une tendance d'IMC relevée chaque mois, avec le poids sur la balance, montre bien mieux la direction prise que n'importe quel chiffre isolé.

Les seuils d'IMC varient selon les populations

La plage normale de 18,5 à 24,9 a été établie principalement à partir de données européennes et nord-américaines. Des recherches ultérieures, dont une consultation d'experts de l'OMS en 2004, ont montré que plusieurs populations asiatiques présentent un risque pour la santé plus élevé à des valeurs d'IMC plus basses que ne le suggèrent les seuils standard, et certains organismes de santé nationaux retiennent désormais des seuils d'action plus bas, autour de 23 pour le surpoids et 27,5 pour l'obésité, pour les personnes d'origine sud-asiatique et est-asiatique.

Si vous appartenez à l'un de ces groupes, considérez les catégories standard de l'OMS ci-dessus comme un point de départ, et demandez l'avis d'un clinicien familier des seuils propres à chaque population, plutôt que de vous fier aux seules tranches de ce calculateur.

La même nuance vaut dans l'autre sens. Certains groupes de population, dont certaines populations des îles du Pacifique, portent en moyenne davantage de masse maigre à IMC égal que les échantillons de référence européens et nord-américains d'origine, ce qui rend les seuils standard inutilement stricts pour eux. Pour être honnête, un jeu unique de catégories d'IMC ne pouvait pas convenir aussi bien à toutes les populations, et c'est précisément pour cela qu'il s'agit d'un outil de dépistage et non d'un diagnostic.

Erreurs courantes

Considérer l'IMC comme une mesure de la masse grasse. C'est un rapport entre le poids et la taille, rien de plus. Il ne mesure pas la graisse directement, il n'y est corrélé qu'en moyenne, sur de grands groupes de personnes.

Ignorer la tendance au profit d'un seul chiffre. Le poids et l'hydratation varient d'un jour à l'autre. Deux mesures d'IMC prises à un mois d'intervalle en disent bien plus long que de se focaliser sur une seule pesée.

Appliquer les catégories adultes aux enfants ou aux adolescents. Le calcul de l'IMC chez l'enfant et l'adolescent, avant 18 ans, passe par des courbes de corpulence en percentiles, propres à l'âge et au sexe, et non par les tranches fixes pour adultes du tableau ci-dessus.

Supposer qu'un IMC normal est un gage de bonne santé. Il écarte les extrêmes, mais ne dit rien de la tension artérielle, de la glycémie, de la condition physique ni de la part de ce poids qui est du muscle.

Comparer l'IMC entre des morphologies très différentes. Deux personnes avec le même IMC peuvent avoir un tour de taille, une masse musculaire et un risque pour la santé complètement différents, même si elles se ressemblent sur le papier.

Utiliser l'IMC pour comparer sa progression d'une semaine à l'autre. Le poids de corps, et donc l'IMC, est un mauvais indicateur de progression à court terme pour toute personne qui suit un programme d'entraînement : l'eau, le glycogène et le poids des aliments masquent le moindre changement réel de graisse ou de muscle sur quelques jours.

Comment les coachs utilisent un calculateur IMC

Pour un coach, l'IMC est un chiffre de bilan initial qui prend cinq secondes, utile pour repérer la petite part de clients à un poids réellement haut ou bas qui ont besoin d'un plan plus prudent. Ce n'est pas un indicateur autour duquel programmer semaine après semaine.

Une meilleure routine : notez l'IMC à l'entrée, puis suivez les chiffres qui réagissent vraiment à l'entraînement, le tour de taille, les photos de progression, la force et, si possible, une estimation de la masse grasse. Le poids seul, IMC compris, bouge plus lentement et plus irrégulièrement que tous ces indicateurs.

C'est surtout vrai lors de la première conversation avec un nouveau client. Un client à qui l'on a toujours dit qu'un IMC élevé signifie être en mauvaise santé, alors qu'il s'entraîne avec constance et porte une vraie masse musculaire, a besoin de ce contexte dès le départ, sans quoi le chiffre devient une source de découragement plutôt qu'une base de référence utile.

Scraler enregistre le poids, les photos et les réponses aux check-ins de chaque client sur une seule chronologie, pour que vous voyiez la tendance derrière le chiffre d'IMC au lieu de deviner à partir d'une seule pesée. Voir le coaching nutritionnel et les check-ins clients.

IMC ou tour de taille : quel repère de risque ?

L'IMC et le tour de taille répondent à des questions proches, mais pas identiques. L'IMC compare le poids total à la taille et ne dit rien de l'endroit où ce poids se situe sur le corps. Le tour de taille mesure directement une seule chose, le tour de votre abdomen, là où s'accumule la graisse la plus fortement liée au risque cardiovasculaire et métabolique. Deux personnes peuvent avoir le même IMC et porter des quantités très différentes de graisse viscérale autour des organes, et c'est en général le tour de taille qui révèle cette différence.

L'argument clinique en faveur du tour de taille tient au fait que la graisse abdominale, parfois appelée graisse viscérale ou centrale, se comporte autrement que la graisse stockée ailleurs sur le corps. Elle est plus proche du foie et des autres organes, libère davantage de signaux inflammatoires et d'acides gras libres dans le sang, et est plus étroitement corrélée à la résistance à l'insuline et au risque de maladie cardiaque que la graisse portée sur les hanches ou les cuisses, à poids total égal. Une consultation d'experts de l'OMS en 2008 a fixé deux seuils couramment utilisés, un tour de taille supérieur à 102 cm chez l'homme et à 88 cm chez la femme, et une revue systématique avec méta-analyse d'Ashwell et al. confirme le seuil plus simple de 0,5 pour le rapport tour de taille sur taille. Les deux visent à signaler ce risque précis plutôt que la masse totale.

Où chaque mesure a l'avantage

L'IMC ne demande qu'une balance et une mesure de la taille, se calcule en quelques secondes et reste reproductible dans presque tous les contextes, ce qui explique qu'il reste le premier repère par défaut chez le médecin ou sur une fiche d'inscription en salle de sport. Le tour de taille suppose un mètre ruban placé toujours au même endroit, en général au niveau du nombril ou à mi-distance entre la dernière côte et le sommet de la crête iliaque, et il est plus sensible à la technique de mesure d'une personne à l'autre. Aucune des deux mesures ne suffit à elle seule, et c'est pourquoi plusieurs grands organismes de santé recommandent désormais de les utiliser ensemble plutôt que d'en choisir une.

Là où elles divergent, et pourquoi cela compte

Les cas où l'IMC et le tour de taille divergent sont précisément ceux où la mesure supplémentaire justifie sa place. Une personne avec un IMC normal mais un tour de taille au-dessus du seuil, ce que l'on décrit parfois comme un poids normal avec obésité centrale, peut porter un risque métabolique nettement accru que l'IMC seul manquerait totalement. L'inverse se produit aussi : une personne avec un IMC élevé construit surtout de muscle et une taille proportionnellement fine, le profil du sportif musclé qui piège l'IMC à lui seul, affiche en général un rapport tour de taille sur taille normal, même en se situant dans la tranche surpoids ou obésité de l'IMC. Le tour de taille ne remplace pas l'IMC, il corrige son point faible précis : la composition corporelle et la répartition de la graisse.

Pour toute personne dont l'IMC semble limite ou ne correspond pas à ce qu'elle ressent et à ses performances, ajouter une mesure de tour de taille prend moins d'une minute et lève souvent l'ambiguïté qu'un simple chiffre d'IMC laisse en suspens. Utilisez le calculateur de rapport tour de taille sur taille en complément de celui-ci pour ce second point de repère.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un IMC normal, et à partir de quand parle-t-on de maigreur ?
L'Organisation mondiale de la santé classe un IMC compris entre 18,5 et 24,9 comme un poids normal chez l'adulte. En dessous de 18,5, on parle de maigreur ; de 25 à 29,9, de surpoids ; à partir de 30, d'obésité, répartie en trois sous-catégories.
Comment calculer son IMC à la main ?
Divisez votre poids en kilogrammes par votre taille en mètres, puis divisez à nouveau par cette même taille en mètres. Un adulte de 65 kg mesurant 1,65 m obtient 65 divisé par 1,65 au carré, soit 65 divisé par 2,72, ou un IMC de 23,9.
Le calcul de l'IMC est-il fiable pour un sportif musclé ?
Non. L'IMC ne peut pas distinguer le muscle de la graisse, si bien que les athlètes et toute personne qui s'entraîne dur depuis des années sont souvent classés en surpoids ou en obésité malgré une faible masse grasse. Le pourcentage de masse grasse est la meilleure mesure pour ce groupe.
Quel IMC correspond au surpoids ?
Un IMC de 25,0 à 29,9 se situe dans la catégorie surpoids de l'OMS. Il correspond à un risque moyen modérément accru pour la santé, et c'est souvent la tranche à partir de laquelle on commence à surveiller son poids.
Quel IMC correspond à l'obésité ?
30,0 et plus est classé obésité, réparti par l'OMS en trois classes : classe I de 30 à 34,9, classe II de 35 à 39,9, et classe III, parfois appelée obésité sévère, à partir de 40.
Comment calculer l'IMC d'un enfant ?
Pas avec la formule adulte présentée ici. Chez l'enfant et l'adolescent, l'IMC s'interprète sur des courbes de corpulence en percentiles, propres à l'âge et au sexe, car l'IMC normal évolue à mesure que l'enfant grandit.
Pourquoi certains pays utilisent-ils des seuils d'IMC plus bas ?
Des recherches ont montré que plusieurs populations asiatiques présentent un risque pour la santé plus élevé à des valeurs d'IMC plus basses que ne le supposent les seuils d'origine de l'OMS. Certains organismes de santé nationaux retiennent désormais des seuils d'action plus bas, autour de 23 pour le surpoids, pour ces populations.
L'IMC est-il la même chose que le pourcentage de masse grasse ?
Non. L'IMC est un rapport entre le poids et la taille, qui n'est corrélé à la masse grasse qu'en moyenne, sur de grands groupes. Le pourcentage de masse grasse mesure la proportion réelle de votre poids qui est de la graisse, ce que l'IMC ne voit absolument pas.
Que faire si mon IMC est élevé mais que je m'entraîne régulièrement ?
Vérifiez votre pourcentage de masse grasse avant de conclure que le chiffre de l'IMC reflète un excès de graisse. À poids égal, le muscle prend moins de place que la graisse, et l'IMC n'a aucun moyen de faire la différence entre les deux.
À quelle fréquence dois-je vérifier mon IMC ?
Une fois par mois suffit largement pour suivre une tendance. Le poids quotidien, et donc l'IMC quotidien, varie avec l'eau et la nourriture présentes dans votre organisme : il ajoute surtout du bruit, pas de l'information utile.
Quelle mesure vaut mieux que l'IMC ?
Le rapport tour de taille sur taille et le pourcentage de masse grasse répondent tous deux à des questions plus précises que l'IMC, mais l'IMC reste un premier repère utile et gratuit, qui prend cinq secondes. Utilisez les autres mesures en complément, et non à la place, pour la vision la plus complète.
D'où vient le terme IMC ?
La formule a d'abord été décrite par Adolphe Quetelet dans les années 1830 et connue sous le nom d'indice de Quetelet. Le physiologiste Ancel Keys l'a rebaptisée indice de masse corporelle dans une étude de 1972 et l'a recommandée comme le meilleur outil simple parmi les indices qu'il a testés face à une masse grasse mesurée.

Sources

  1. Centers for Disease Control and Prevention. Adult BMI Categories, 2024Catégories d'IMC pour adultes du CDC, qui correspondent aux seuils adultes de l'OMS utilisés ici.
  2. Gorber SC, Tremblay M, Moher D, Gorber B. A comparison of direct vs. self-report measures for assessing height, weight and body mass index: a systematic review. Obes Rev, 2007Passe en revue la façon dont la taille et le poids déclarés par les personnes elles-mêmes, face à une mesure réelle, modifient l'IMC qu'elles calculent pour elles-mêmes.
  3. WHO Expert Consultation. Appropriate body-mass index for Asian populations and its implications for policy and intervention strategies. Lancet, 2004Justifie les seuils d'IMC plus bas utilisés pour certaines populations asiatiques.
  4. Prentice AM, Jebb SA. Beyond body mass index. Obes Rev, 2001Explique pourquoi l'IMC ne peut pas distinguer la masse grasse de la masse musculaire.
  5. Nuttall FQ. Body mass index: obesity, BMI, and health, a critical review. Nutr Today, 2015Revue critique plus large de ce que l'IMC mesure et ne mesure pas.
  6. World Health Organization. Waist circumference and waist-hip ratio: report of a WHO expert consultation, 2008Source des seuils de tour de taille de 102 cm (hommes) et 88 cm (femmes).
  7. Ashwell M, Gunn P, Gibson S. Waist-to-height ratio is a better screening tool than waist circumference and BMI for adult cardiometabolic risk factors: systematic review and meta-analysis. Obes Rev, 2012Source du seuil de 0,5 pour le rapport tour de taille sur taille.
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